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Ce qui se passe dans l’Arctique nous impacte tous. L’Arctique fonctionne comme le climatiseur de la Terre, il alimente les courants mondiaux, et il contrôle et influence le climat et la météo mondiaux. Le Nord représente près de 70 % du littoral canadien et 40 % de notre masse terrestre. Le Canada est un pays arctique et l’Arctique revêt une importance capitale politique, économique et culturelle pour notre nation. Et cela change.

L’Arctique se réchauffe à un rythme deux fois plus rapide que le reste de la planète. Nous avons vu les neuf plus faibles étendues de glace de mer — la quantité de glace restante à la fin de la fonte estivale — au cours des neuf dernières années, et l’épaisseur de la glace dans l’océan Arctique a diminué de 65 % au cours des quatre dernières décennies. Ces changements ont un impact réel sur les conditions météorologiques mondiales et sur les populations qui dépendent de la banquise de mer pour leur subsistance ainsi que pour leur bien-être social et culturel. [youtube]https://www.youtube.com/watch?v=FDRnH48LvhQ[/youtube]

Le changement climatique affecte également l’écosystème arctique de façons que nous commençons à peine à comprendre, et il soulève des questions pressantes auxquelles la communauté scientifique s’efforce de répondre. Par exemple, quel sera l’impact de la fonte de la banquise sur des espèces arctiques cruciales comme la morue arctique, ou sur les minuscules animaux planctoniques dont ils se nourrissent ? Et comment cela affectera-t-il les animaux plus haut dans la chaîne alimentaire, comme les phoques, les baleines, les ours et les oiseaux ?

Un réseau alimentaire typique de l’Arctique montre comment la santé de nombreuses espèces est liée.
Un réseau alimentaire typique de l’Arctique montre comment la santé de nombreuses espèces est liée.

Il y a certains impacts que nous pouvons prévoir, et que nous constatons déjà. À mesure que l’Arctique devient plus accessible, nous assistons à une augmentation du trafic naval, de l’exploration et de l’extraction des ressources.

De plus, le grand public comprend très peu les questions arctiques et arctiques. Cela doit changer. Lorsque nous demandons à notre public ce qui leur vient à l’esprit en entendant le mot « arctique », nous entendons des mots comme « froid », « désolé », voire « inhabitable ». En réalité, notre Nord abrite des écosystèmes complexes et des peuples culturellement diversifiés qui sont essentiels à notre identité nationale.

Le Centre des sciences marines de l’Aquarium de Vancouver est idéalement adapté pour accroître la sensibilisation du public et la compréhension scientifique de l’Arctique : nous avons le public et nous sommes à une intersection unique entre science, conservation et engagement. Nous faisons le pont entre les mondes des sciences, de l’éducation primaire et secondaire, de la politique, de la gestion des ressources et du grand public. Et nous disposons des animaux et des installations pour intervenir sur place et mener des recherches qui ne pourraient pas avoir lieu autrement.

Nous faisons tout ce qu’on attend d’un aquarium public de classe mondiale : nous avons des expositions exceptionnelles, des programmes scolaires, pour enfants et publics, des spectacles ainsi qu’une forte présence en ligne et sur les réseaux sociaux. Mais nous allons bien plus loin que cela. Nous savons que lorsqu’il s’agit de discussions sur l’Arctique, nous ne pouvons pas séparer l’environnement physique du paysage culturel, politique, économique et social. Par exemple, une conversation sur les populations de bélugas doit aussi porter sur la sécurité alimentaire, ainsi que sur les valeurs sociales et culturelles. Cela signifie qu’il est important d’impliquer les communautés, individus et autres entités arctiques dans de véritables partenariats significatifs qui profitent à la fois à notre public et au Nord. Cela demande plus d’efforts, mais nous pensons que c’est important pour accomplir notre travail.

Nos programmes arctiques s’enracinent dans la recherche scientifique, que ce soit sur l’étude des vocalisations des bélugas et l’impact de l’augmentation du bruit des navires sur la communication, ou sur la réalisation d’échantillonnages océanographiques. En même temps, nous intégrons le savoir traditionnel inuit acquis au fil de générations d’observation directe et d’expérience dans notre travail et les histoires que nous racontons.

Combiner les connaissances traditionnelles et la recherche scientifique peut nous aider à mieux comprendre les changements que connaît l’Arctique.
Combiner les connaissances traditionnelles et la recherche scientifique peut nous aider à mieux comprendre les changements que connaît l’Arctique.

Enfin, nous menons des programmes comme Ikaarvik : Barrières aux ponts, qui fonctionnent en partenariat avec les communautés inuites et font progresser notre compréhension scientifique de l’Arctique tout en développant de véritables capacités parmi ces communautés pour accroître l’implication des Inuits dans la recherche et la prise de décision.

Le Centre des sciences marines de l’Aquarium de Vancouver est profondément engagé dans les questions arctiques et arctiques du Canada en raison de leur importance pour nous tous, et parce que nous avons les moyens de faire une réelle différence dans la compréhension publique et scientifique de cette région de notre pays en rapide évolution.

Découvrez-en plus sur notre focus sur l’Arctique canadien et sur la manière dont vous pouvez aider ici.

Article de blog par Eric Solomon, directeur de Arctic Connections au Vancouver Aquarium Marine Science Centre.

 

Posted November 19, 2015 by Public Relations

Ocean Wise est basé sur le territoire traditionnel et non cédé des peuples Salish de la côte, y compris les territoires des nations xʷməθkwəy̓əm (Musqueam), Skwxwú7mesh (Squamish) et Səl̓ílwətaʔ/Selilwitulh (Tsleil-Waututh). Nous travaillons à travers l'île de la Tortue et au-delà, soutenant les peuples autochtones dans leur travail essentiel de conservation des océans et de la biodiversité chaque fois que cela est possible ou lorsque nous y sommes invités.