Votez pour les océans le 21 octobre : un message de Lasse Gustavsson, président et PDG d’Ocean Wise
Les Canadiens parlent fièrement du Canada qui s’étend d’une « mer à l’autre ». Ces mers (en fait, les trois) sont sous une menace environnementale sérieuse.
À l’approche de l’élection fédérale canadienne du 21 octobre, il est crucial que les électeurs s’intéressent au plus grand enjeu : la santé de notre planète et de ses océans.
Voici quatre enjeux océaniques que les Canadiens devraient exiger que leurs partis politiques abordent.
1. La crise climatique : Le Canada se réchauffe à un rythme deux fois supérieur au niveau mondial. Nous avons observé les effets de vagues de chaleur extrêmes, d’incendies de forêt sans précédent, de la montée du niveau de la mer, de tempêtes plus intenses et fréquentes, ainsi que d’amincissement des glaciers. L’océan devient plus acide et moins oxygéné, ce qui affecte la faune et les stocks de poissons. Il incombe au Canada, comme à tous les autres pays du monde, de réduire nos émissions de carbone à presque zéro au cours de ce siècle. Quel que soit le parti élu, il sera chargé d’encourager et de permettre ce changement.
2. Gestion des pêches : Lorsque les stocks de poissons diminuent, cela signifie non seulement moins de fruits de mer pour les humains, mais cela menace l’ensemble de l’écosystème. Les épaulards résidents du Sud – qui dépendent d’une espèce de saumon dont les stocks ont diminué – sont tombés à un impressionnant total de 73 individus. La loi sur la pêche récemment révisée exige que le Département des pêches et des océans donne la priorité à la restauration des habitats des poissons, élabore et reconstruit des plans pour augmenter les stocks majeurs, et gère ces stocks majeurs de manière durable. En tant qu’électeurs et citoyens, nous devons veiller à ce que ces exigences soient rapidement respectées.
3. Pollution plastique : Les microplastiques dans nos océans sont un problème majeur. Le plastique océanique ne se biodégrade pas mais s’use simplement en morceaux de plus en plus petits au fil du temps, finissant dans le zooplancton qui alimente les autres créatures marines et les êtres humains. Le Canada doit cesser de contribuer aux 8 millions de tonnes métriques de déchets plastiques qui finissent chaque année dans les océans du monde. Bien que le gouvernement actuel ait annoncé son intention d’interdire les plastiques à usage unique (comme les sacs, les pailles et les couverts), dès 2021, ce dispositif doit être clairement défini, avec des lois adoptées pour imposer des conséquences aux principaux producteurs de déchets plastiques. Nous avons besoin de leadership ici, et il nous en faut dès le lendemain des élections fédérales.
4. Gestion de l’aquaculture : Le gouvernement du Canada a annoncé de nouvelles normes et une approche « holistique » de la gestion aquacole en décembre 2018, reconnaissant que notre industrie aquacole génère des milliers d’emplois. Les initiatives incluent des études sur des technologies alternatives (notamment le confinement rapproché terrestre et maritime) ; le développement d’un cadre de gestion des risques pour la gestion aquacole ; et la création d’un ensemble unique et complet de règlements canadiens sur l’aquaculture. Ces normes ont-elles été mises en œuvre ? Que promettent les autres partis de faire avec ce portefeuille ?
Il est essentiel que notre gouvernement fédéral fasse de la soin et de la gestion de nos océans une priorité absolue . La santé des océans est essentielle à la survie de ce pays et au bien-être de ses citoyens.
Assurez-vous que le parti que vous soutenez le 21 octobre s’engage clairement à traiter ces préoccupations fondamentales liées aux océans.
Allez, allez voter !
Lasse Gustavsson, président et PDG, Ocean Wise

Lasse Gustavsson est le président-directeur général d’Ocean Wise. Il a consacré sa carrière à la conservation de la nature et au développement durable , ayant siégé aux équipes de direction de Greenpeace International, WWF Suède, WWF International et Oceana.
Posted October 18, 2019 by Ocean Wise